Impressions d'une soumise

 

Lorsque la corde commence à m’enlacer,
J’aime à deviner, par quel chemin elle va filer.

Tantôt cruelle, tantôt mordante…
Elle me caresse, se noue, s’enroule,
Serre, démente….

Lorsque le dessin est terminé,
Que la toile est tissée
J’aime à me regarder.

Mon Maître alors m’observe, me touche, me caresse…
Il savait que la corde, pour m’envoûter, fut tressée.

Et quant arrive l’heure
D’être délivrée,
Ma peau frémit de volupté, de douceur,
D’avoir été la proie de cette araignée.