Galerie invité - 9

 
Gilles Remacle


Dès mes débuts en photographie en 2001, j’ai été attiré par le corps féminin, ce qui m’a très vite amené à faire du nu.

J’essaie au travers de mes photos d’exprimer ma fascination pour la beauté des corps : un détail de corps, un visage, les muscles qui saillent, la poitrine..... le corps est une œuvre d’art en soi !

Et j’aime jouer avec la lumière (j’ai longtemps travaillé avec une lampe torche comme seul éclairage). J’aime à dire que la lumière est magique. Sans elle on ne verrait rien. Et le photographe en laissant effleurer les courbes d’une femme par le pinceau lumineux, dévoile un peu d’un corps, le reste du corps est voilé. L'ombre estompe les détails, tandis que la lumière met en valeur ce que l'artiste veut faire voir. L'ombre est un habit !

Maintenant, le shibari, pourquoi ?

En fait, j’y suis venu par hasard, suite à une idée d’un modèle. L’idée de rhabiller le corps avec des cordes m’a plu. Je me suis intéressé à l’art japonais du Shibari. Cet art ancestral consiste à attacher des personnes avec art et raffinement, il est devenu un jeu érotique et sensuel pratiqué par beaucoup de japonais. Les motifs très codifiés portent les doux noms de karada, de shinju et sont les bases du Shibari. L’assemblage de ces motifs donne des figures complexes que j’aime à photographier par petite touche : un nœud, une partie de corps,… une nouvelle expérience pour moi.

L’ensemble de mon travail est visible sur mon site :

Baniere Gilles Remacle